Voilà ce que j'ai réussi à composer. Donnez moi votre avis

À cet instant, la seule pensée que j'avais était pour ma pauvre bien-aimée. Elle était morte, c'était de ma faute si elle avait agit de la sorte. Je n'avais pas pu tenir ma promesse, j'avais brisé son cœur et elle n'avait pas pu le supporter. Je m'en voulais terriblement, et c'était pour cette raison précise que j'étais là, à Volterra, la journée de la Saint-Marcus, à attendre, tapis dans l'ombre, que le soleil atteigne son zénith. J'étais étonnement très serin face au geste que j'étais sur le point de poser, car je me disais que peut-être, quelque part, je la retrouverais. Les yeux fermés, je me concentrai sur cette pensée, sur son visage, et au septième coup de l'horloge du Clocher, j'avançai doucement un pied vers la lumière. Au même moment, quelqu'un me heurta avec une force surprenante, et manqua tomber mais je lui retins le bras à la dernière minute. Ouvrant mes yeux doucement, je fut stupéfait de reconnaître le visage de la personne qui se trouvait devant moi. C'était
elle. Bella. Je n'en croyais pas mes yeux. Alors la mort était à ce point rapide.
- Étonnant, ne puis-je m'empêcher de dire, clairement contente de la retrouver si vite. Carlisle avait raison.
- Edward! Dit-elle, il faut que tu regagnes la pénombre. Bouge!
Je ne compris qu'à moitié les paroles qui sortirent de sa bouche tant j'étais occupé à contempler son visage que j'avais tant de fois espéré avoir devant moi. Elle était parfaite, exactement comme dans mes souvenirs. J'effleurai sa joue du bout des doigts. Elle était devant moi, avec un air hébétée, sous le choc. J'avais tellement envie de la toucher, de sentir son odeur me brûler la gorge.
- Je n'en reviens pas que ça ait été aussi vite, chuchotais-je en appuyant mes lèvres sur ses cheveux pour humer le parfum enivrant qu'elle dégageait. Je n'ai rien senti. Ils sont décidément très forts.
À ce moment précis, les seules paroles qui me vinrent à l'esprit furent celles de Roméo aux tombeaux.
-
La mort, qui a sucé le miel de ton haleine, n'étend pas son empire encore sur ta beauté, murmurai-je pour Bella que je tenais près de moi.
C'était tellement irréel de la retrouvée là, je ne pouvais pas croire que la mort pouvait être aussi facile, paisible, pour quelqu'un de damné tel que moi.
- Tu as exactement la même odeur que d'habitude, lui dis-je doucement. C'est donc ça l'enfer? Tant pis! Je l'accepte.
Si je devais rester ainsi éternellement, je préférais de loin la mort.
- Je ne suis pas morte! Me cria Bella. Et toi non plus! S'il te plaît, Edward, fichons le camp d'ici! Ils ne doivent pas être loin.
Elle essaya de se dégager de mes bras.
- Plait-il? Demandais-je poliment, car je me demandais vraiment ce qui la poussait à vouloir partir, et je ne comprenais pas bien ce qu'elle voulait me dire.
- Nous sommes vivants. Pour l'instant. Mais il faut que nous décampions avant que les Volturi...
Enfin je compris ce qui se passait. J'étais vivant. Ce n'était pas une illusion, je tenais réellement Bella entre mes bras. Elle aussi était vivante. Je réalisai ensuite le geste que j'étais prêt à poser et repensa aux Volturi. Il fallait que je la protège contre ces dangereux vampires. Au même moment, deux hommes de la garde se dirigèrent vers elle et moi. Je l'attira rapidement dans la ruelle, la colla au mur et me mit devant elle, prêt à tout pour que, cette fois, il ne lui arrive rien.
Vous auriez deviné, j'ai pris le bout où Bella retrouve Edward en Italie, dans Tentation (New Moon). Un de mes moments préféré, et mon Tome favorit.
